Chine – Partie 1 – La géante rouge et la muraille

« Qui n’a jamais gravi la muraille de Chine n’est pas un homme véritable »

Mao Zedong

Nous nous étions quittés la dernière fois à Erlian à la frontière sino-mongole ! Dans cet article (voir ici), je concluais en disant que j’allais chercher un bus de nuit pour rejoindre Pékin.

Et quelle connerie mes amis ! J’aurais mieux fait d’y aller en stop ! Il n y a pas eu d’arnaques (fréquentes en zone transfrontalière) puisque ce fameux bus ne m’a pas coûté bien cher mais ce trajet fut apocalyptique en terme de durée ! Car mon premier contact avec la Chine, je le ferai en attendant pas moins de 11h sur une aire d’autoroute en plein « smog » (immense nuage de pollution, récurrent à Pékin) par 40°. Un embouteillage monstre de 200kms seulement entrecoupé par les fumées des centaines de chantiers, de grues et d’usines de charbon ! Résultat, j’arrivais le lendemain, poisseux et amorphe, en banlieue de Pékin.

Le boulevard circulaire

Le boulevard circulaire

Je dormais toute la journée et le lendemain je retrouvais mon comparse John, rencontré en Mongolie, non loin du centre ville, pour aller nous installer dans le quartier de Dongzhimen.

Alors que dire à propos de cette ville ? Moi j’ai bien aimé malgré le smog persistant durant la dizaine de jours passés ici. Je dois l’avouer, je me suis pas mal reposé, j’ai même bien glandé. Je suis allez faire un tour (obligatoire) sur la place Tien An Men, sûrement un des endroits les plus surveillé du monde. J’ai tenté une entrée dans la Cité Interdite avant de renoncer face aux cohortes de milliers de touristes chinois fidèles à leur  réputation !

La Cité Interdite

La Cité Interdite

Grâce à l’excellent métro, j’ai pu aussi me rendre dans des endroits moins connus, flânant au hasard des rues, m’entraînant à la négociation dans les nombreux « fake markets » (marchés spécialisés dans les contrefaçons) et dégustant pour la première fois de ma vie une des gastronomies les plus riches qu’il m’ait été donné de goûter !

Et évidemment, le « must » ici n’est autre que le célèbrissime canard laqué à la pékinoise. Ce fut le repas « bonus-extra-budget » de mon voyage et ce fut… une déception (pour ma part en tout cas) ! Le cadre était top, un genre de restaurant aux boiseries traditionnelles, le serveur venant préparer le canard devant vous et tout le tralala… Cependant, si pour les chinois les morceaux de choix sont essentiellement le gras du canard, je dois avouer que je n’ai pas bien saisi quand j’ai vu le serveur repartir avec les blancs et les cuisses de canard mais me laisser la tête entière avec le bec. Inversement culturel total ! Cela dit, je vous le recommande tout de même !

La tête de canard avec son bec, un morceau de choix !

La tête de canard avec son bec, un morceau de choix !

Et que dire des gens, les pékinois ? Et bien je dirais qu’ils sont à l’image de tous les citadins d’une mégalopole de près de vingt deux millions d’habitants ! Pressés, bruyants, nerveux… bref, des gens de la capitale quoi. Un parisien se sentira donc plutôt à son aise dans cette ambiance. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Ici tout, absolument tout est différent. Pour vous en rendre compte, rendez vous dans un des nombreux supermarchés de la ville. J’ai personnellement tourné pendant une heure sans rien trouver de familier à part du pain de mie !!!

Les fameux oeufs de cent ans, un classique du supermarché chinois

Les fameux oeufs de cent ans, un classique du supermarché chinois

La Chine est un pays bien trop grand pour être visité en profondeur avec un visa restrictif. Mon but était de rester un maximum de temps dans le Yunnan, c’est à dire à l’autre bout du pays !

J’allais donc bientôt quitter Pékin. Mais avant toute chose, mon égo de mâle culpabilisé par la grosse tête et la citation de sa sainteté Mao Zedong, je décidais que je ne pouvais décemment pas quitter la région sans rejoindre la Grande Muraille de Chine. Et là bien sûr, le but du jeu est d’éviter absolument les centaines d’escroqueries et de pièges à touristes qui fleurissent autour de ce monument de renommée mondiale et même spatiale (paraît-il).

Après discussion avec mes compères, nous jetons notre dévolu sur une portion plus éloignée, moins rénovée, plus difficile d’accès mais qui procure l’avantage d’être bien moins chère, moins fréquentée et surtout qui permet de rester sur l’édifice afin de passer la nuit dans une des milliers de tours de garde qui jalonnent la muraille. Nous embarquons donc à bord d’un bus de ville, direction Gubeikou. Arrivés au soir dans un brouillard à couper au couteau, ils nous est impossible de distinguer la muraille et ses points d’accès. Un comble pour un monument de cette envergure !

Finalement, alors que la nuit est complètement tombée, nous rencontrons une chinoise qui nous mènera jusqu’au sentier montant sur une des portions de la muraille ancienne. A la frontale, nous dénichons enfin une tour de garde où nous établissons notre campement précaire et ouvrons, pour fêter ça, une bonne bouteille de vodka (les habitudes mongoles sont encore présentes !).

Notre campement improvisé

Notre campement improvisé

Après une nuit plutôt agréable, nous cheminerons le reste de la journée sur la muraille, évoluant au gré de la géographie par d’immenses escaliers vous faisant monter brutalement puis redescendre à l’infini.

Sur la muraille...

Sur la muraille…

On ne voit jamais le bout, la muraille se déploie comme un dragon à perte de vue et vous pensez inévitablement aux centaines de milliers d’hommes tombés pour la construction de cette folie militaire hors norme ! Un spectacle ahurissant que je vous encourage chaudement à découvrir !!

...à n'en plus finir !

…à n’en plus finir !

De retour à Pékin, il fallait organiser notre départ pour rejoindre le Yunnan soit un trajet de près de 2700 kilomètres jusqu’à Kunming. Pour cette portion, j’ai mis de côté l’autostop pour garder un maximum de temps au Yunnan. Il restait donc à trouver un train ou une combinaison de bus…

Plus facile à dire qu’à faire en très haute saison touristique chinoise ! Nous verrons cela dans la deuxième partie !

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2 commentaires pour Chine – Partie 1 – La géante rouge et la muraille

  1. Laurent dit :

    C’est quand même effrayant Pékin… J’ai carrément envie de profiter de l’est de la Chine et de filer ensuite vers le Japon en zappant ces mégapoles où on devient fou…

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